Face à une dette publique qualifiée de « préoccupante », François Bayrou a levé le voile ce mardi sur les grandes orientations du budget 2026. Mesure choc : la suppression de 3.000 postes dans la fonction publique dès l’an prochain. Un signal fort pour maîtriser des dépenses que le Premier ministre veut contenir « à l’euro près ».
« Le moment de vérité ». Derrière cette formule inscrite sur son pupitre, le chef du gouvernement a affiché sa détermination. « Tout le monde doit participer à l’effort », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation générale pour inverser la courbe de la dette.
Un départ à la retraite sur trois non remplacé
Dès 2026, un fonctionnaire sur trois partant à la retraite ne sera pas remplacé. Une règle amenée à s’inscrire dans la durée, précise François Bayrou. Seule exception : les postes d’élèves enseignants, qui ne seront pas concernés par ces restrictions.
« Aucun ministère ne sera exempté », a-t-il tranché. Tous les services de l’État devront participer à cet effort budgétaire, dans un esprit de solidarité interministérielle.
Gel des dépenses : l’État met sous cloche son budget
Objectif affiché : zéro augmentation des dépenses de l’État en 2026 par rapport à 2025. Un engagement sans précédent qui marque un tournant dans la politique budgétaire du gouvernement.