Préfet : acteur central d’un État au service de ses citoyens
Repenser l’action territoriale de l’État : une réforme pour plus de clarté, de proximité et d’efficacité
Aujourd’hui, les citoyens peinent à identifier les bons interlocuteurs dans les services de l’État. Ce constat est largement partagé : les Français demandent une action publique plus simple, plus efficace, et une gestion plus rigoureuse des finances publiques.
C’est pourquoi le gouvernement engage une réforme en profondeur de l’organisation de l’État, afin de rendre ses actions plus lisibles et plus proches des réalités locales.
Aujourd’hui, les moyens des préfets sont considérer comme insuffisants pour exercer pleinement ce rôle. La multiplicité des structures de l’État, souvent pilotées depuis Paris, rend l’action locale fragmentée et difficilement compréhensible. De plus, le préfet reste entravé par des règles trop rigides et un pouvoir limité pour adapter les normes aux réalités locales.
Une réforme en trois objectifs
1. Redonner au préfet les moyens d’agir
- Il participera à la nomination et à l’évaluation des responsables locaux de l’État (hors rectorats et ARS).
- Il aura davantage d’autonomie pour organiser les équipes en fonction des priorités locales.
- Il sera officiellement le coordinateur des opérateurs de l’État présents sur son territoire.
2. Renforcer la cohérence des politiques publiques dans les territoires
- La cohérence de l’action locale sera assurée par le préfet, qui pourra donner des directives à l’ensemble des services aussi demander la révision de décisions ayant un fort impact local, avec un effet suspensif. et enfin moduler les normes réglementaires sur un champ élargi, pour mieux s’adapter aux besoins des territoires.
3. Accroître la proximité avec les citoyens
- Le préfet donnera désormais son avis sur l’implantation des services publics (carte scolaire, services de santé, finances).
- Les appels à projets seront adaptés localement et non plus décidés uniquement depuis Paris.
- Il pourra mieux utiliser les subventions publiques pour financer des projets d’intérêt local.
Cette réforme sera concrétisée par deux décrets publiés à l’été 2025, tout en respectant les rôles spécifiques des recteurs et des directeurs d’ARS.
Le nouvel article 1er du décret précise que le préfet est désormais :
« Le garant de la cohérence de l’action de l’État à l’échelle locale. Il représente le Premier ministre et les ministres, dirige les services déconcentrés et coordonne l’action des établissements publics de l’État. »
Conclusion
L’objectif est clair : rendre l’État plus proche, plus efficace, plus lisible pour les citoyens, partout sur le territoire.
La réforme réaffirme la place du préfet comme acteur central d’un État au service de ses citoyens.
Plus d’informations dans le prochain numéro de la Revue des Collectivités Locales