Dans la dernière ligne droite de la campagne des Municipales 2026, la Fédération Régionale des Travaux Publics Auvergne-Rhône-Alpes alerte sur l’état du patrimoine d’infrastructures de la région et présente les enjeux majeurs liés à leur entretien.
René Coiro, Président de la FRTP AURA, entouré des représentants des territoires et des spécialités du secteur, a délivré un message clair : « Les infrastructures doivent enfin entrer dans le débat public. » Et de rappeler que la région détient un patrimoine d’une valeur estimée à 401 milliards d’euros, au service de 8 millions d’habitants. Pourtant, ces infrastructures se dégradent, parfois jusqu’à la rupture. Une étude Terram (2025) révèle que 56 % des Français constatent une dégradation de la voirie et que 28 % ont subi une panne de réseaux enterrés.
Selon la même étude, 88 % des citoyens estiment que l’état des infrastructures doit être un sujet de campagne municipale et 59 % jugent qu’inaugurer des aménagements de surface alors que les réseaux se dégradent constitue une erreur de priorité. Partout dans la région, les exemples illustrent l’urgence : selon les territoires, entre 54 et 100% de la population est exposée au risque d’inondation. Les pertes en eau potable oscillent toujours entre 16 et 28 %. Plusieurs centaines d’années seraient nécessaires pour renouveler l’ensemble du réseau d’assainissement au rythme actuel.
Pour la FRTP, l’enjeu n’est pas esthétique. Il est vital. C’est pourquoi la fédération appelle à un mandat de maintanance. Car loin d’être un frein, l’entretien constitue le premier moteur du développement local et doit être au coeur des stratégies des élus municipaux.
La Fédération adresse ainsi deux demandes simples aux futurs élus : Faire de l’entretien des infrastructures une priorité absolue du mandat 2026-2032 et assumer une démarche de planification : choisir, prioriser, expliquer et agir. Le tout avec un objectif commun : entretenir, moderniser et sécuriser les réseaux indispensables à la vie quotidienne.