David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, annonce la généralisation de « Visio », un outil développé par la direction interministérielle du numérique (DINUM), à l’ensemble des services de l’État d’ici 2027. L’objectif : mettre fin à l’utilisation de solutions extra-européennes, garantir la sécurité et la confidentialité des communications électroniques publiques en s’appuyant sur un outil puissant et souverain.
À l’occasion d’un déplacement le 26 janvier au laboratoire I2BC au sein du Centre national de recherche scientifique (CNRS) Ile-de-France à Gif-sur-Yvette, accompagné par Stéphanie Schaer, directrice interministérielle du numérique, et Alain Schuhl, directeur général délégué à la science du CNRS, le Ministre a présenté la stratégie de déploiement de « Visio » afin d’en faire l’outil unique de visioconférence pour les agents de l’État.
Lancé sous forme expérimentale il y a un an, « Visio » compte d’ores et déjà 40 000 utilisateurs réguliers et est en cours de déploiement auprès de 200 000 agents. Le CNRS, l’Assurance Maladie, la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) et le ministère des Armées sont parmi les premières administrations à généraliser la solution au premier trimestre 2026. Le CNRS va ainsi remplacer d’ici fin mars ses licences Zoom par Visio auprès de ses 34 000 agents et des 120 000 chercheurs associés à ses unités de recherche.
Déployé avec l’appui de l’ANSSI, « Visio » offre des garanties de confidentialité adaptées aux besoins des agents publics. Par ailleurs, l’arrêt des licences logicielles payantes génère une véritable économie. Celle-ci est estimée à 1 million d’euros par an, pour chaque tranche de 100 000 nouveaux utilisateurs quittant des solutions sous licence.
PourDavid Amiel, « ce projet est l’illustration concrète de la volonté du Premier ministre et du Gouvernement de reconquérir notre indépendance numérique. Nous ne pouvons pas prendre le risque de voir nos échanges scientifiques, nos données sensibles, nos innovations stratégiques exposées à des acteurs non-européens. La souveraineté numérique c’est à la fois un impératif pour nos services publics, une opportunité pour nos entreprises et une assurance contre les menaces futures. »