A l’occasion du Printemps des territoires organisé le 21 mai dernier à Paris, la Banque des territoires a lancé un programme structurant pour accélérer l’intégration d’ici 2030, de l’intelligence artificielle par les collectivités locales dans leurs services publics et leurs politiques locales. L’objectif ? passer des premières expérimentations à des usages concrets, utiles et déployables à grande échelle dans les territoires, d’une intelligence artificielle souveraine. « L’intelligence artificielle est déjà une réalité dans les territoires : près de 8 collectivités sur 10 sont engagées. Notre rôle est désormais de les accompagner dans le passage à l’échelle, en levant les freins très concrets qu’elles rencontrent, en favorisant l’innovation et en sécurisant leurs usages » explique Antoine Saintoyant, directeur de la Banque des Territoires. Aujourd’hui, malgré une dynamique déjà engagée dans les territoires, l’appropriation de l’IA par les collectivités locales reste entravée par plusieurs facteurs, tels que le déficit de compétences techniques, des ressources financières contraintes ainsi que la qualité insuffisante des données et une confiance encore fragile dans ces technologies. Territoires d’IA permettra de répondre directement à ces enjeux, avec une approche souveraine écosystémique et pragmatique : partir des cas d’usage, accompagner dans la durée, et faciliter la diffusion entre territoires. La direction interministérielle du numérique (DINUM) siègera au comité partenarial du programme.
L’État s’engage
Le déploiement du programme, qui bénéficiera d’un accompagnement de l’Etat, s’appuie sur une IA Factory pour concevoir, tester et partager des solutions réplicables coconstruites avec des collectivités pilotes, un accès unique, via le réseau de la Banque des Territoires, à un guichet de co-financement permettant de favoriser l’investissement dans des solutions adaptées et sécurisées et d’en assurer le déploiement auprès des agents, un appui en ingénierie et en expertise, mobilisable à chaque étape des projets et enfin, une dynamique collective et des ressources mutualisées, animées avec un écosystème de partenaires nationaux et locaux.