Quatre économistes ont été désignés pour établir une analyse de l’évolution probable des finances publiques entre 2027 et 2030 et proposer des scénarios de redressement des comptes publics à compter de 2027.
« Maîtriser le déficit, c’est préparer notre capacité à affronter les crises de demain. Cette mission indépendante doit permettre de renforcer la transparence sur les évolutions des finances publiques et d’éclairer de manière objective les choix des prochains mois et des prochaines années » estime David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics. Xavier Jaravel, Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier et Natacha Valla, les quatre experts, devront établir une projection de l’évolution des recettes et des tendanciels de dépenses entre 2027 et 2030. Les travaux identifieront les principaux facteurs ayant un impact sur les finances publiques, par exemple : les dépenses de protection sociale, de retraites, la dépense militaire, la charge de la dette ou les dépenses de soutien à la production d’énergie. Des analyses spécifiques pourront être consacrées à certaines politiques publiques afin de mieux comprendre les dynamiques de dépenses attendues dans les années à venir.
Établir des scénarios de rééquilibrage des finances publiques dès 2027
À partir de ce diagnostic, la mission élaborera différents scénarios de réduction du déficit public. Ces scénarios préciseront des cibles souhaitables de déficit public pour 2027, les efforts nécessaires pour atteindre ces objectifs ainsi que la répartition de ces efforts entre l’État, les administrations de sécurité sociale et les collectivités territoriales. Les travaux seront conduits avec l’appui de l’Inspection générale des finances (IGF) et les conclusions de la mission sont attendues en juillet 2026 afin d’alimenter les réflexions autour de la préparation du projet de loi de finances pour 2027. L’objectif ? « retrouver la maîtrise de notre trajectoire de dette, donc retrouver des marges de manœuvre pour financer nos dépenses d’avenir » répond Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique.