Face à l’intensification des vagues de chaleur et à leurs impacts sanitaires de plus en plus lourds, Santé publique France et ses partenaires ont lancé officiellement le réseau chaleur-santé-bâti-urbanisme.
Ce réseau inédit vise à faire évoluer les pratiques professionnelles des maîtres d’œuvre et maîtres d’ouvrage impliqués dans les projets d’aménagement, de construction et de rénovation, afin de définir des projets résilients aux fortes chaleurs. Tout a commencé lors d’une journée de travail qui s’est tenue le 30 mars 2026 à Santé publique France, marquant le lancement officiel du réseau « chaleur-santé-bâti-urbanisme ». Cette journée a permis de réunir divers organismes de formation et de sensibilisation des maîtres d’œuvre et des maîtres d’ouvrage de tels projets pour prendre en compte les réalités et les besoins du terrain et d’envisager des actions qui permettent d’atteindre un objectif commun : protéger les populations des fortes chaleurs. L’enjeu pour Santé publique France et ses partenaires, est que les membres du réseau « chaleur-santé-bâti-urbanisme » valorisent et accompagnent les données probantes au moyen des ressources mises à disposition pour qu’in fine, les maîtres d’œuvre et maîtres d’ouvrage des secteurs de l’aménagement urbain ou de la construction/rénovation des bâtiments (élus, agents des collectivités territoriales, architectes, urbanistes, aménageurs, bailleurs sociaux, ingénieurs et promoteurs) intègrent encore davantage la dimension santé dans leurs projets. Une plus grande appropriation de la problématique de santé publique favorisera ainsi des arbitrages plus protecteurs vis-à-vis de la santé, tandis qu’actuellement c’est surtout le confort d’été qui est pris en compte pour solutionner les passoires thermiques. Un critère important mais jugé insuffisant pour assurer une qualité de séjour dans un lieu en bonne santé durant les vagues de chaleur. L’objectif ? contribuer à la construction de bâtiments et de villes résilients face à la chaleur, en complément des actions de prévention, de promotion de la santé et de gestion.
Vers des villes et des bâtiments adaptés aux défis climatiques
Le 30 mars 2026, les acteurs présents ont élaboré des indicateurs communs pour faire évoluer les pratiques professionnelles vers des projets plus résilients face à la chaleur. Des leviers ont été identifiés pour surmonter les difficultés rencontrées sur le terrain. A travers ce réseau, l’enjeu est désormais de poursuivre la collaboration avec les parties et partenaires, de favoriser l’appropriation des données par les professionnels des secteurs ciblés et mettre en place des actions concrètes à court et long terme, s’inscrivant dans la thématique de l’urbanisme favorable à la santé. Ceci afin d’accompagner des politiques publiques d’aménagement urbain et des projets d’urbanisme pour limiter les risques (pollution, bruit, chaleur, isolement) et encourager les facteurs favorables à la santé (mobilité active, accès aux soins et espaces verts, accès aux lieux frais) tout en réduisant les inégalités sociales et territoriales.Ce réseau s’inscrit dans une démarche plus large de l’urbanisme favorable à la santé (UFS), illustrée par le booster sur l’urbanisme favorable à la santé », des 26 et 27 mai 2025, qui a permis de renforcer la dynamique de co-construction entre les acteurs pour adapter les environnements urbains aux vagues de chaleur.