Après l’adoption en février 2026 de sa feuille de route en faveur de l’autopartage, Île-de-France Mobilités franchit une nouvelle étape dans le déploiement de son futur service public régional d’autopartage et lance son premier appel à candidatures à destination des collectivités territoriales souhaitant accueillir ce service sur leur territoire.
Annoncé début 2026 par Valérie Pécresse, Présidente d’Île-de-France Mobilités, ce nouveau service public vise à offrir à tous les Franciliens une alternative écologique et économique à la voiture individuelle pour leurs déplacements occasionnels ou contraints, en complément du réseau de transports en commun. Fonctionnant « en boucle », c’est-à-dire avec un retrait et une restitution du véhicule à la même station, ce service permettra à terme de mettre à disposition jusqu’à 5 000 véhicules dans toute la région, avec des premières stations aménagées dès la fin de l’année 2027. Malgré les initiatives portées par une pluralité d’opérateurs depuis plusieurs années, l’offre d’autopartage demeure aujourd’hui limitée et inégalement répartie en Île-de-France, avec une présence encore très faible en grande couronne. Île-de-France Mobilités entend ainsi accompagner la démotorisation des ménages franciliens, renforcer la synergie avec les transports en commun ainsi que le service Véligo Location. Par ailleurs, l’objectif est de favoriser l’accès à l’autopartage aux publics qui en sont aujourd’hui éloignés, notamment en zones rurales et périurbaines.
Un déploiement construit avec les territoires
Afin d’assurer un déploiement progressif et cohérent du service, Île-de-France Mobilités a fait le choix de recourir à des appels à candidatures successifs. Ce premier appel permet d’identifier les territoires volontaires et d’engager, avec les collectivités concernées, la définition et la validation des implantations de stations. Il vise l’aménagement de stations dès 2027 pour accueillir les premiers véhicules du service. Il s’adresse aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), aux établissements publics territoriaux (EPT) et à la Ville de Paris. Ce choix permet de structurer les premiers déploiements, tout en garantissant un traitement fluide des candidatures du côté d’Île-de-France Mobilités. Pour ce premier appel à candidatures, les communes sont invitées à se rapprocher de leur intercommunalité pour faire remonter leurs propositions d’emplacements pour de futures stations. Les départements peuvent également être mobilisés lorsque les projets concernent leur domaine public. D’autres appels à candidatures seront lancés d’ici fin 2027, puis tout au long de l’exploitation du service, afin d’élargir progressivement l’accès au dispositif à toutes les collectivités franciliennes. Les réponses à l’appel à candidatures sont attendues d’ici le 6 octobre 2026.