Face à la canicule, ACTEE, la Banque des Territoires et la Banque postale se mobilisent aux côtés de l’État et d’EDF pour adapter les établissements scolaires les plus touchés par les fortes chaleurs. La méthode d’adaptation low-tech d’ACTEE, associant protections solaires, brasseurs d’air et ventilation, sera déployée massivement. Elle permettra un gain de confort de 5°C à 10°C.
Alors que les écoles et les collectivités font face à un épisode de canicule d’une intensité exceptionnelle, cet accompagnement technique et financier doit permettre aux collectivités de bénéficier rapidement et simplement d’un diagnostic gratuit des travaux à réaliser, ainsi que, pour les situations les plus critiques, d’un forfait d’aide aux travaux pour engager sans délai des solutions concrètes d’adaptation. « Nos mesures sur le terrain le montrent : avec des aménagements simples et des investissements modiques (protections solaires, brasseurs d’air, ventilation nocturne) nous pouvons faire gagner jusqu’à 7 °C de confort ressenti dans une salle de classe. L’enjeu, aujourd’hui, est de massifier cette approche : c’est tout l’objet de cet accompagnement, qui doit permettre d’en faire bénéficier rapidement un grand nombre d’écoles. », déclare Guillaume Perrin, directeur d’ACTEE.
5°C à 10° de confort, sans climatiser
Cette offre s’appuie sur le programme de recherche-action lancé par ACTEE en juin 2025, qui instrumente 30 écoles pilotes pour mesurer l’effet de solutions low-tech d’adaptation à la chaleur. ACTEE a pu démontrer un gain de 5 à 10 °C de confort en classe, sans climatisation, pour un coût de 10 000 € à 40 000 € par école. La méthode s’appuie sur la combinaison de trois leviers : protéger (protections solaires, brise-soleil), rafraîchir (brasseurs d’air : −2 à 3 °C de ressenti pour 100 fois moins d’énergie qu’une climatisation) et aérer la nuit (jusqu’à 8 °C d’écart entre intérieur et extérieur au petit matin). Les premiers résultats l’attestent sur les écoles adaptées par ACTEE : à Grabels (34), 4 °C de moins en classe et 7°C de confort gagnés pour 23 000 € ; à Saint-Vallier-de-Thiey (06), 6 à 7 °C de confort pour 22 519 € HT ; à Barberaz (73), une température ressentie plafonnée à 27 °C au pic de la canicule du 24 juin 2026, contre 31,5 °C un an plus tôt, pour 13 000 €.
Un diagnostic gratuit pour l’ensemble des écoles et bâtiments éducatifs
L’ensemble des écoles et bâtiments éducatifs pourront bénéficier d’un diagnostic afin d’aider les collectivités à identifier rapidement les travaux d’adaptation à engager pour faire face aux fortes chaleurs. Le montant unitaire moyen de ce diagnostic est de 4000€.
Cet accompagnement reposera sur des modalités de prise en charge simples, rapides et entièrement financées. Il permettra d’apporter une première réponse concrète à un très grand nombre de territoires confrontés à la dégradation du confort en période de forte chaleur dans les établissements scolaires.
Une aide travaux d’urgence pour 2 500 écoles prioritaires
Pour les 2 500 écoles prioritaires, une aide forfaitaire aux travaux de 15 000 € permettra d’accélérer la mise en œuvre de solutions rapides et efficaces, notamment des protections solaires, des ombrières, des brasseurs d’air, des dispositifs de ventilation ou d’autres solutions low-tech permettant d’améliorer concrètement le confort, en agissant à la fois sur la température et sur le ressenti thermique à l’intérieur des locaux. Des capteurs pourront être installés afin de mesurer l’effet des travaux réalisés, de nourrir les usages et de
renforcer la sensibilisation de la communauté éducative au confort d’été. Au total, cette mobilisation pourrait permettre d’accompagner jusqu’à 12 500 écoles, tout en s’articulant avec
le Fonds Vert. Pour Antoine Saintoyant, directeur de la Banque des Territoires, « Ces mesures d’urgence avec un fort effet de levier de la Banque des Territoires doivent permettre aux
collectivités d’agir rapidement face aux vagues de chaleur à venir. Notre objectif est de proposer des solutions simples, opérationnelles et rapides pour que les écoles les plus impactées puissent engager leurs travaux avant l’été 2027. C’est un enjeu crucial, de santé publique et de continuité de l’action éducative. »